mardi 17 février 2009

Les 3 intervenants, les 3 secteurs

Ma conclusion du séminaire

Ce séminaire a été vraiment très enrichissant. J'ai découvert une grande diversité de secteurs et de profils. Ce séminaire a été un peu un séminaire d'exploration qui aide à se déterminer soi, par rapport aux autres.

Parmi la dizaine d'intervenants venus à notre rencontre, ceux que j'ai préferrés sont ceux d'Essilor, d'Aubade et de PSA-Vallourec.

Concernant l'intervenant d'Essilor, il a été très intéressant de se rendre compte que le cursus académique suivi ne détermine en rien la carrière qui s'annonce. L'intervenant d'Essilor a beaucoup insisté sur le fait qu'il travaille dans les SSII sans avoir eu une réelle formation sur le sujet. Il a découvert que cette problématique était clef dans une entreprise aussi cosmopolite que celle du verre correcteur. Il ne s'est alors pas borné à travaillé dans un secteur limité par les études qu'il avait suivies. Bien au contraire, il s'est lancé dans les SSII parce qu'il jugeait cette problématique fondamentale et très intéressante. C'est une image forte de quelqu'un qui ne s'est pas laissé déterminé par le cursus qu'il avait suivi et qui a su s'ouvrir à d'autres disciplines qui l'intéressaient fortement.

L'intervant d'Aubade m'a également beaucoup interpelé. C'est quelqu'un qui a beaucoup d'expérience dans son métier. Il faut noter que l'industrie de la lingerie féminine est pleine de particularités qui en font vraiment une industrie à part. Cependant, on peut souligner comment, grâce à un savoir-faire reconnu et unique l'intervenant s'est vu attribué de plus en plus de responsabilités. Il a été captivant d'apprendre comment, par exemple, il est actuellement en train de mettre en place un centre de production en Chine. Contrairement à ce que j'imaginais, je me suis rendue compte en lui posant la question, que finalement, il fallait y aller un peu "à la débrouillardise", et qu'on faisait tout sur le terrain, en rencontrant les fournisseurs, sans vraiment savoir à quoi s'attendre. L'intervenant d'Aubade nous a présenté la délocalisation en Chine comme quelque part une véritable aventure avec ses imprévus et ses retournements de situation. Il nous a d'autre part introduit tous les problèmes relatifs à la santé que soulève la production en Chine. Là encore, il a été intéressant de se rendre compte combien il faut être attentif et maintenir un lien constant avec les centres de sous traitance ou de production dès lors qu'ils sont à l'étranger.

Pour finir, j'ai vraiment apprécié l'exposé de l'intervenant de PSA Vallourec, parce qu'elle abordait des sujets plus personnels, telle que la gestion de sa vie familiale. Il a insisté sur le fait qu'il faut faire des choix dans sa carrière et en accepter les conséquences sur sa vie personnelle. Je retiendrai une phrase de son intervention: "l'important, c'est d'être heureux". Pour moi, c'était important de l'entendre dire par quelqu'un qui sort de l'école et qui était il y a quelques années à notre place. En effet, nous allons être confrontés dans très peu de temps à des choix de carrières à l'étranger par exemple, qui nécessiteront de prendre le temps de la réflexion. Son exposé, où il a pris son parcours personnel et professionnel en exemple pour nous expliquer son cheminement de vie a été un peu un bouleversement dans ma tête. Pour la première fois, j'ai réellement envisagé le "problème" avec "tous ses paramètres", et selon moi, la vie personnelle et familiale est un paramètre à ne pas oublier.


Les secteurs que le séminaire a balayés ont été relativement vastes.
J'ai beaucoup aimé les exposés sur le secteur du luxe, des verres correcteurs, et de la lingerie fine.
Concernant le secteur du luxe, l'exposé effectué par des intervenants de Cartier a été très intéressante. En effet, nous avons vu quels étaient les enjeux pour une entreprise du luxe, concernant les lieux de production, les process de fabrication, et les exigences de qualité. Il a été très surpenantd e voir qu'une industrie mondialement connu telle que Cartier commence seulement à mettre en place une démarche de Lean Manufacturing au sein de ses centres de production en Suisse. Ce type d'industrie est en effet partagé entre tradition et modernité, production unique artisanale et production en série. Ce sont des enjeux qui témoignent d'une dualité intéressante qu'il convient de gérer ed manière singulière dans ce type d'industrie.
Au sujet du secteur du verre correcteur, il a été passionnant de comprendre comment fonctionner une industrie qui suppose d'avoir des centres de production, de conception et de distribution aux quatre coins du monde. Voir comment gérer des cultures différentes et en tirer le meilleur: le pragmatisme des américains, l'efficacité des asiatiques et la rigueur des français. D'autre part, nous avons pu comprendre comment ce type d'industrie était confronté à la crise, sous quel angle il l'envisageait, et quels plans de réaction il prévoyait. Apprendre qu'une industrie de bien de consommation indispensable pouvait être à ce point touché par la crise a été très intéressant et m'a premis de comprendre l'intensité et l'extensivité de la crise actuelle.
Enfin, j'ai trouvé le secteur de la lingerie fine très intéressant. Je me suis rendu compte combien une industrie qui (me) paraissait relativement simple comportait en fait un grand nombre de complexités. Il nous a était notamment développé les problèmes liés à la délocalisation. J'ai découvert ainsi comment ce type d'industrie s'implantait en Chine, comment elle gérait ses fournisseurs, les problèmes de qualité des produits, les problèmes de sourcing, les risques pour la santé... Finalement, une industrie au profil simple: du textile pour les femmes, avec des tissus caractéristiques tels que le coton, le tulle, la broderie... comporte une diversité de problématiques dès lors que l'industrie en question "joue" dans un marché mondialisé.
Pour finir, j'aimerais conclure ce blog en soulignant encore le fait que ce séminaire a été très enrichissant pour moi tant du point de vue personnel que professionnel.

mercredi 4 février 2009

ESSILOR

Présentation ESSILOR


L'intervenant

A commencé chez L'Oréal plutôt dans le secteur marketing et financier.
Il a commencé chez Essilor dans le SI. Depuis deux ans, dans une démarche d'accompagnement de la mutation d'Essilor vers un positionnement de plus en plus marketing, il réoriente sa carrière dans la partie business mais toujours dans les systèmes d'information.

L'entreprise

Essilor est aujourd'hui numéro 1 mondial sur le marché des verres correcteurs.
C'est cependant une entreprise qui reste à taille humaine .

  • Un marché très spécifique: système de fabrication à la commande

    La commande des opticiens est reçue quotidiennement ce qui impose une problématique de gestion des délais à la journée.

  • Customer and product:

    Essilor n'est jamais en contact avec le consommateur final:
    Le consommateur est en contact avec l'ophtalmologiste et avec l'opticien.

    C'est pourquoi Esilor a été historiquement une entreprise peu marketing. Essilor cherche aujourd'hui à se repositionner aux yeux du "grand public"et à se faire connaître.

  • Essilor: a complex model

Essilor, c'est:
*2000 verres vendus à la minute
*40 nouveaux produits par an
*300 000 références

Cela impose:
-->système d'information lourd

Il faut former les personnes pour produire des petites séries: l'expérience du personnel est fondamentale.

  • Objectif du groupe:

    * Aller vers une personnalisation de l'offre, être toujours au plus prêt du besoin du client:
    Production de masse --> production détaillée
    * Fabriquer rapidement et conformément aux spécifications
    * Rester compétitif niveau prix quelque soit la quantité

  • La gestion du réseau d'usines
    Le groupe a réussi son internationalisation (80% du chiffre d'affaire et des effectifs sont aujourd'hui hors de France). Ne reste en France que la partie R&D, et la conception.

Le réseau d'usine est très étendu.

* intérêt: bénéficier des bonnes pratiques de chacune
* Associer différentes forces: -->Capacité analytique des Francais
-->Pragmatisme et rapîdifté des USA
-->Energie des Asiatiques

*Engineering:
Un process de fabrication identique pour tout le réseau d'usine.
Des standards de qualité uniformisés dans toutes les usines quel que soit le secteur géographique désservi.

  • Stratégie
    * Vision sur le long terme mais élaboration de caps sur 5 ans
    * Dimension humaine fondamentale:
    Le respect des individus est une valeur essentielle chez Essilor. "La qualité de la relation crée dans l'entreprise est ce qui rend l'entreprise performante ".

  • Le changement: la crise

    Vision "positive" de la crise, à partir du message du mot chinois 'risque+ opportunité'
    -->identifier, mesurer, objectiver les risques
    -->saisir, imaginier et construire les opportunités

    On a un business model qui a changé:
    *Concurrents asiatiques
    *Produits: vitesse de production et d'introduction
    *Technologie: plus de process
    *Fournisseurs

    Gérer des demandes clients qui changent :
    *Les pays qui commandaient anciennement des verres premium ont tendance à se tourner vers du low costs.

    *Besoin de faire du marketing dans ces zones
    C’est l’impact client qui fera la différence : "Passer d'une capacité à payer à une envie de payer" dans la tête du consommateur.


  • PRAGMATISME ET AGILITE : concepts clefs

Apprendre à travailler avec agilité plutôt qu’avec précision ( à la française), car en zone de crise, pas de vision et besoin de réactivité

*PROCESS de fonctionnement:
Plan Moyen Terme PMT : donne une prespective et une priorité sur les 2 ou 3 prochaines années (vu par le busienss).
Budget : alimenté par le PMT, il définit plus finement les chantier de l’année à venir (80 projets )


*Une organisation matricielle :
Par domaine de compétences :
Achat/ Manufacturing/ Planification/ Gestion Commerciale
Support/ Maintenance/ Technique
Par zones géorgraphiques/ Filiale

*Prioritarisation : définir les propriétés

EXECUTION IS KEY WHAN YOU HAVE A CLEAR VISIOIN, A SUCCESSFUL STRATEGY


Mes impressions:

Il est intéressant de noter que l'intervenant poursuit une carrière dans le système d'information sans avoir jamais eu une formation dans les SI. Comme il l'a dit lui-même, les SI sont trop importants "to be managed by IT people".
Nous lui avons demandé s'il avait des regrets par rapport à l'efficacité de son cursus académique. Pour lui, il est fondamental de passer du temps sur les langues et la culture générale. L'apport majeur de son cursus a été l'ouverture d’esprit, la rigueur et la conceptualisation.
Sur Essilor, j'ai été surprise d'apprendre qu'une entreprise qui fonctionne aussi bien qu'Essilor, et qui soit positionné sur ujn marché de biens de consommation nécessaires tels que les verres correcteurs souffrent autant de la crise. Ainsi, l'intervenant d'Essilor nous a précisé que cette année le groupe ne prendarit aucun stagiaire.

mercredi 21 janvier 2009

Air liquide

Absence justifiée (certificat médical)

mercredi 14 janvier 2009

DEMETER

L'INTERVENANT

Stephane Villecroze est un X- Ponts. Il sort de l'école en 1994 après avoir suivi un cursus en gestion et éco-réseau.
Il réalise son année de césure dans le bureau d'étude Sato Associés grâce notamment à un ancien des Ponts. Il fait ensuite son PFE chez BTP Capital, une société de Capitaux d'investissement dans le secteur du BTP et de l'urbanisation.
Il travaille ensuite 7 ans au sein de la DDE en Guadeloupe et en Martinique. Pendant quatre années, il travaillera également à Vivendi Environnement, en tant que patron de centre de profits dans les métiers de l'eau et de l'assainissement, avant de se joindre à d'anciens collègues de BTP Capital pour créer Demeter, une société de capital d'investissement.


LE CAPITAL INVESTISSEMENT:

Une société en capital d'investissement investit dans des sociétés non côtées pour l'aider à développer de nouveaux produits ou de nouvelles technologies, financer le besoin en fond de roulement, financer des acquisitions... Cet investissement dure entre 4 et 6 ans.

Les mots clefs:
Analyse détaillée spécifique
Absence de garantie
La valorisation est clef
Suivi personnalisé
Mentalité entrepreneur
Rémunération sur plus-value
Participation à la gestion

Les sociétés de capital d'investissement, ou private equity firm sont alimentées par les caisses de retraites (10%), les établissements bancaires (17%), les compagnies d'assurance (21%), et les personnes physiques et les familles (18%).

Le choix des entreprises avec lesquelles travailler = trois mots clefs
"le dirigeant, le dirigeant, le dirigeant!"


DEMETER ET LES CLEANTECH


  • Demeter est un fond sectoriel qui regroupe l'EcoEnergie et l'EcoIndustrie. Ces secteurs sont fortement influencé par l'union européenne.

  • L'activité de DEMETER:
*Demeter est soumis aux cycles : bulle internet, credit crunch, bulle crédit...
*Demeter opère comme un cabinet de conseil auprès des entreprises qu'il accompagne et se veut proche de ses partenaires.


MES IMPRESSIONS:


S. V. nous a démonté de part ses expériences combien il est important d'entretenir un bon networking. En effet, des proches de BTP Capital et de Veolia ont investi eux mêmes dans Demeter à sa création. Les personnes qu'il avait rencontrées en PFE sont d'ailleurs devenues ses associés dans Demeter.

Il est important d'avoir un ou deux domaines d'expertise comme l'a souligné l'intervenant. Cela permet de se distinguer de la masse, de donner une identité à son profil.

Il peut être difficile d'entrée de jeu d'oser choisir la PME au grand groupe. Cela représente en effet un sacrifice financier au début. Néanmoins, cet investissement peut réellement devenir intéressant dans la mesure où l'on peut être associé au capital de l'entreprise. De plus, le fait d'être propriétaire de "son entreprise" change grandement la relation au travail.

mercredi 7 janvier 2009

AUBADE

L'INTERVENANT

Christophe Bocquet a fait une école spécialisée dans le textile, l' ENSTIM. Il a ensuite fait un stage chez Messier- Bryatti (SNECMA) où il a travaillé sur les avions de chasse. Il revient vers le textile en travaillant en tant qu'ingénieur développement de matières premières. Il passe ensuite 4 ans chez Lejaby Rasurel avant d'arriver chez Aubade.


LA MISSION CHEZ AUBADE


  • Sa mission consiste en la restructuration de la partie Amont de la production. Cette mission a consisté en une première étape d'audit de 3 mois suivie d'une période de construction et de coaching.
Aujourd'hui c'est un des seuls à posséder l'expertise des matières premières du secteur des achats.

  • Son travail consiste à coordonner
* la R&D sur les matières premières
* la qualité au service de la production et du consommateur
*la maîtrise des coûts
*la structuration du critical path ( équipes créations, timing, ...)
*la mise en place du sourcing en Asie notamment
*la maîtrise des risques


PRESENTATION D'AUBADE

Aubade est un entreprise familiale née dans les années 50. A la base, l'entreprise était spécialisée dans les imprimés en broderie.

C'est une grande opération marketing qui a fait connaître la marque, beaucoup plus que les produits eux mêmes.

  • Le marché et ses enjeux
Aujourd'hui, Aubade détient 25 boutiques qui lui sont dédiées dans le monde. Dans un contexte où 30% des boutiques de lingerie ferment par an, la marque doit se repositionner pour distribuer ses produits. L'objectif pour Aubade est de devenir "maître" de ses propres boutiques pour rester indépendant et gagner des marges supplémentaires en supprimant un intermédiaire.

Le groupe réalise 50% de son CA en France et reste "frileux" à s'installer sur le marché américain vu l'échec d'autres marques ayant fait la tentative.

En revanche le groupe a délocalisé en grande partie sa production: 90% de la production est faite en Tunisie.
Depuis un an, le groupe est implanté en Chine et est confronté aux problèmes inhérents à la délocalisation: difficulté pour revenir après délocalisation, problème de fluctuation du dollar par rapport à l'euro, perte de savoir faire, risque de concentrer un énorme bassin de production au même endroit...
  • Organisation:
Un particularité distingue Aubade: l'entreprise est très peu interfacée avec le monde des finances. Elle a été rachetée par Calida qui reste orienté sur le même type de produit.
L'organisation de Aubade est simple. Le groupe a à sa tête un CEO, qui pilote quatre grands départements (Legal&Finance, Vente, Opération, Marketing)

  • Industrialisation
L'industrialisation d'un produit se fait à partir d'un prototype qui constitue la première étape.
La matière est ensuite choisie et le fournisseur déterminé en fonction du niveau de qualité exigé, et de sa complexité. On ajuste avec précision les dimensions du produit. Enfin, le contrôle qualité est institué de façon primordiale.
Globalement, un produit vendu aujourd'hui a été fini dans sa conception 8 mois auparavant.

  • Stratégie et vision:
Aubade compte diversifier son offre de produits en cherchant à augmenter sa production de "daywear" et les "accessories".
La catégorie "Luxe" d'Aubade est amené à devoir disparaître. Elle introduisait une hiérarchie dans les produits et venait perturber les valeurs perçues par le consommateur lors de l'achat.


MES IMPRESSIONS
:

Aubade est une entreprise structurée et organisée comme une entreprise familiale. Néanmoins, elle est confrontée aux problématiques de la mondialisation, ce qui vient perturber aujourd'hui la nature des produits de la marque et les centre de production qui sont en train d'être déplacés.
Il est intéressant de voir qu'elle apparaît fonctionner presque comme une PME qui voudrait s'ouvrir plus à l'international. C'est ce qui fait le caractère particulier d'Aubade. Il est d'autre part intéressant de voir quel est le mode de fonctionnement particulier d'une industrie précise, celle de la lingerie féminine.